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Hajar Yousfi,
Leslie Griffe de Malval
et Bastien Ducept

Pouvez-vous nous rappeler la thématique et l’objectif de gestion du fonds CM-AM Global Climate Change ?

La lutte contre le réchauffement climatique est le défi du siècle. C’est un enjeu mondial nécessitant d’investir pas moins de 4 000 milliards de dollars US par an sur la prochaine décennie. Le fonds CM-AM Global Climate Change est un fonds global qui investit dans les sociétés participant activement à la transition climatique, autour de 4 thèmes d’investissement: (i) énergies renouvelables et efficience énergétique, (ii) mobilité durable, (iii) préservation des écosystèmes et (iv) acteurs du changement.

La sélection des sociétés en portefeuille combine analyse financière et extra-financière. Pour chaque société, une estimation du chiffre d’affaires vert est réalisée afin de valider sa pertinence, il s’agit du chiffre d’affaire éco-activité.

Notre ambition est d’accompagner les entreprises internationales les mieux positionnées mais aussi celles qui apportent des solutions innovantes. Le fonds Global Climate Change est un fonds à impact (catégorie article 9 SFDR) dont l’objectif est d’avoir une intensité carbone meilleure que celle de son indice, le MSCI All Country World.

Labellisé Greenfin par le Ministère de la Transition Ecologique, le fonds est l’un des rares fonds actions internationales à avoir reçu ce label.

Quelles garanties pouvez-vous apporter concernant le respect de votre thématique ?

Chaque année un auditeur indépendant agréé par le Ministère de la Transition Ecologique audite le fonds pour vérifier que nous respectons bien les exigences du label Greenfin. Notre labélisation vient d’être renouvelée en septembre.

Dans le respect des critères du label Greenfin, les sociétés du portefeuille doivent réaliser une partie de leur chiffre d’affaires dans au moins l’un des 8 domaines d’activités définis. Le label induit l’exclusion de la quasi-totale des secteurs du nucléaire et des énergies fossiles. Enfin, il est aussi structurant dans la construction de portefeuille en fixant des seuils de composition. Le portefeuille doit être composé à minima de 20% de sociétés réalisant plus de 50% de leur chiffre d’affaires dans des éco-activités et au maximum 25% de sociétés réalisant entre 0% et 10% de leur revenue dans des éco-activités.

De plus, nous allons au-delà des exigences du label en éliminant les sociétés générant le plus d’émissions carbone au sein de leur secteur ainsi que celles ayant les plus mauvais profil ESG. La prise en compte de ces différents filtres extra-financiers sont le gage du sérieux de notre approche.

Comment est-il possible de mesurer l’impact du fonds dans la lutte contre le réchauffement climatique ?

Nous publions tous les ans un rapport d’impact assez détaillé donnant plusieurs indicateurs sur la durabilité de nos investissements. Nous publions aussi dans nos reporting mensuels les mesures d’impact suivantes : intensité carbone, répartition selon les Objectifs de Développement Durable de l’ONU, alignement des sociétés avec les SBTi...

Nous venons récemment d’ajouter un indicateur pour comparer à postériori la trajectoire carbone du portefeuille par rapport à un scénario de réchauffement de 2°C établi par les organismes internationaux comme le GIEC ou l’Agence Internationale de l’Energie. Bonne nouvelle, le fonds CM AM Global Climate Change est sur une trajectoire de 1,5°C soit inférieure au 2°C de l’accorde Paris (source : ISS-Oekom).

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Quelles perspectives pour CM-AM Global Climate Change dans ce contexte d’inflation et de marchés volatils ?

L’année 2022 a marqué un tournant sur les marchés actions et le retour de la volatilité. Le conflit entre la Russie et l’Ukraine ainsi que les problématiques de chaines d’approvisionnement ont eu pour conséquence une forte hausse de l’inflation et donc le durcissement des politiques monétaires des principales banques centrales. Malgré ce contexte chahuté, l’équipe de gestion est confiante quant aux perspectives d’avenir du fonds CM-AM Global Climate Change pour 3 raisons principales :

  • Le fonds sélectionne les sociétés les mieux positionnées sur leur chaîne de valeur et ayant un « pricing power » solide afin de limiter l’impact négatif de la hausse des coûts sur leurs marges;
  • La thématique de la transition énergétique est porteuse de croissance durable pour les valeurs actives et innovantes sur le sujet ce qui offre de belles opportunités d’investissement,
  • Enfin, les Etats mettent en place des subventions et autres mesures de soutien facilitant la transition énergétique. Le dernier exemple en date est celui de l’annonce du plan de réduction de l’inflation par l’administration Biden (Inflation Reduction Act, IRA). En effet l’IRA a un impact concret sur les valeurs « clean tech » US et notamment sur le développement de la croissance du solaire, de l’éolien, du stockage énergétique et de l’hydrogène vert. Cette législation accélèrera massivement la décarbonation de l’économie américaine (75% d’ici 2030 vs. 2005), la production domestique et fournira le soutien nécessaire pour la commercialisation de nouvelles technologies viables. L’Union Européenne a aussi pris conscience de l’importance d’accélérer sa transition et de bâtir son indépendance énergétique. Pour cela, elle a annoncé le plan RePower EU. La Chine n’est pas en reste et cherche à soutenir les investissements dans le réseau électrique, les énergies renouvelables et les véhicules électriques.

Il est ainsi clair que même dans un contexte macroéconomique plus morose, les valeurs exposées au « Green capex » devraient se montrer résilientes. Pour rappel, dans le cadre de l’IRA, $369bn sont dédiés à la sécurité énergétique.

Quelques exemples de sociétés qui vous semblent intéressantes dans ce contexte ?

L’IRA contribue à accroître la visibilité sur le développement des énergies renouvelables, entrainant de ce fait, un impact positif sur les sociétés de clean tech détenues par le fonds.

Zoomons sur le secteur du solaire aux US, ce nouveau texte permet :

  • Etendre les crédits d’impôts pour l’installation des panneaux solaires de 10 ans
  • Accroitre le taux de crédit d’impôt de 26% à 30%
  • Il existe aussi de potentiels bonus associés à la production des composants sur le sol américain. Ces bonus peuvent augmenter le taux de crédit d’impôt de 10% supplémentaire.
  • Ainsi, selon des estimations d’analystes, l’IRA pourrait accélérer le développement du solaire aux Etats-Unis avec un taux de croissance du parc installé augmentant de 5 points à 20% d’ici la fin de la décennie.

    Enphase, $41.7milliards de capitalisation boursière, société américaine leader du marché des onduleurs, va bénéficier de la hausse attendue des panneaux solaires installés. Les onduleurs sont un composant essentiel qui permet la conversion de l’électricité en courant alternatif afin de pouvoir transmettre l’énergie solaire au réseau électrique. La société va capitaliser sur son avance technologique ainsi que sur son offre naissante de logiciel de gestion de l’électricité pour continuer sa croissance à deux chiffres. Taux de croissance composé des revenues 2021-2025 : 33%

    Un autre bénéficiaire de ce nouveau cadre législatif est le leader américain de l’hydrogène vert Plug Power. En effet, le package législatif contient un crédit d’impôt de $3/kg, éligible pour la production d’hydrogène vert, ce qui améliorerait grandement la rentabilité économique de cette source d’énergie.

    Plug Power, $15milliards de capitalisation boursière, est un précurseur dans la production d’hydrogène vert (hydrogène produit à partir d’énergie renouvelables) avec une production journalière de 70 tonnes en fin d’année qui devrait atteindre 500 tonnes d’ici 2025. La société va donc indéniablement tirer profit de ce crédit d’impôt. Le récent partenariat avec Amazon pour la fourniture d’hydrogène vert pour les charriots élévateurs de ses entrepôts renforce la crédibilité de Plug Power comme acteur de premier plan dans la chaîne de valeur de l’hydrogène vert. Taux de croissance composé des revenues 2021-2025 : 51%

Achevé de rédiger le 7 septembre 2022

CM-AM Global Climate Change est exposé aux risques suivants : risque de perte en capital, risque de marché, risque lié à l’investissement en actions de petite capitalisation, risque d’investissement sur les marchés émergents, risque de change, risque lié aux obligations convertibles, risque de taux, risque de crédit, risque lié aux investissements dans des titres spéculatifs (haut rendement), risque lié à l’impact des techniques telles que les produits dérivés, risque de liquidité.

Document à destination des professionnels. Les informations contenues dans ce document ne constituent en aucune façon un conseil en investissement et leur consultation est effectuée sous votre entière responsabilité. Investir dans un fonds peut présenter des risques, l'investisseur peut ne pas récupérer les sommes investies. Ce fonds est géré par Hajar Yousfi, Leslie Griffe de Malval, gérants au Crédit Mutuel Asset Management, société de gestion agréée en France par l'AMF sous le numéro GP 97-138, Société anonyme au capital de 3 871 680 euros. Siège social et bureaux Paris : 4 rue Gaillon 75002 Paris, Bureaux Strasbourg : 4 rue Frédéric-Guillaume Raiffeisen 67000 Strasbourg, RCS Paris 388 555 021 - Code APE 6630Z, TVA Intracommunautaire : FR 70 388 555 021.Crédit Mutuel Asset Management est une entité de Crédit Mutuel Alliance Fédérale. Le fonds ne peut être ni vendu, ni conseillé à l'achat, ni transféré, par quelque moyen que ce soit, aux Etats-Unis d'Amérique (y compris ses territoires et possessions), ni bénéficier directement ou indirectement à toutes « US Person », y compris toutes personnes, physiques ou morales, résidantes ou établies aux Etats-Unis.